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Selected articles Down to Earth: interview avec Thomas ReiterFeatured on frontpage?: no Traduction Caroline Neuberg, Science Guiseley School, Royaume-Uni
Thomas Reiter, astronaute allemand de l’Agence Spatial Europeenne (ESA)w1 est un vrai vétéran des vols spatiaux. A 49 ans, père de deux enfants, il a passé plus d’heures dans l’espace que tout autres astronautes de l’ESA - presque un an au total, dont 179 jours dans la station spatiale russe MIR en 1995, et 171 jours dans la station spatiale internationale (ISS) en 2006. Quelques jours avant Noël, il est rentré sur Terre, ayant effectué avec succès une sortie extra-vehiculaire d’une durée de 6 heures, collectionnant des données pour de multiples expériences européennes à bord de l’ISS et aidant à préparer la station pour l’arrivée du module européen Columbus dont la date de lancement est prévue pour cette année. Je lui ai parlé par téléphone au centre Astronautique Européen de Cologne, en Allemagne. Combien de temps cela vous a t’il pris pour récupérer de votre long séjour dans l’espace?
Quels types d’effets avez vous ressenti? En fait, il y a trois systèmes dans le corps humain qui sont affectés: le système vestibulaire (equilibre ou balance), qui montre des effets les plus prononcés; le système orthostatique qui contrôle la pression sanguine et devient apparent après l’atterrissage: quand vous vous mettez debout pour longtemps et que vous êtes pris de vertiges facilement; et les muscles qui doivent se réadapter à l’action de la gravité. J’ai bien sûr fait beaucoup d’exercises physiques en orbite. Cela aide beaucoup à accélérer le rétablissement. Vous avez besoin de continuer à entraîner vos muscles en apesanteur , au risque de les voir disparaitre. Mais durant les premières heures après l’atterrissage, les effets sont bien prononcés. Que font les astronautes quand ils sont sur Terre? Que faites vous en ce moment, à part donner des entretiens? En ce moment, la tâche la plus importante est de préparer tous les comptes-rendus techniques pour les scientifiques, les opérateurs et la direction. Est ce que cela signifie de leur donner les résultats experimentaux?
Avez vous trouvez quelque chose de specifique qui pourrait être amelioré? Bien sûr, il y a toujours quelque chose qui peut être fait. Notre intention était de préparer les équipes d’opérateurs pour l’arrivée du module expérimental Columbus et en particulier les débuts immédiats de l’opération afin de faire une utilisation complète de Columbus. Fondé sur les derniers six mois que j’ai passés à bord de l’ISS, je pense que nous pouvons améliorer quelques choses, gagnant quelques heures de part et d’autres en allégeant les processus programmes. C’est intéressant de regarder ces multitudes de systèmes qui sont nécessaires pour faire une station spatiale. Ce sont les systèmes permettant de maintenir la vie, de contrôler l’altitude, les systèmes de contrôles thermiques et ainsi de suite. Et l’expérience que nous avons acquis peut être utilisée pour améliorer la future exploration de l’espace, dans laquelle l’ESA est certaine de prendre part…retourner sur la Lune, ou dans un futur plus lointain, aller sur Mars. Que trouver vous de plus impressionant durant votre dernière mission? Les moments les plus excitants sont certainement le décollage et durant les sorties extra-vehiculaires. Ce n’est pas effrayant? Ce n’est pas effrayant, non. Mais c’est vraiment vraiment très excitant et tous ceux qui ont la chance de sortir attendent avec impatience de sortir au moins quelque heures de la station. Il y a des moments interressants aussi comme d’apercevoir de beaux panoramas de la Terre ou du ciel étoilé. Et il y a la re-descente. Ce sont les principaux moments forts d’un point de vue personnel et émotionnel. Mais le travail est bien sûr la chose la plus importante. De faire toutes ces expériences intéressantes et de travailler aux frontières de tous ces projets de recherche est vraiment très excitant. Etre à bord de la station spatiale est déjà quelque chose de très spécial. Il faut beaucoup de systèmes pour que l’ISS fonctionne correctement, et, même avec trois personnes, nous devons travailler dur à maintenir ces systèmes de manière à ce que la station soit un endroit où l’on puisse habiter. Mais avec chaque membre d’équipage en plus, la relation entre la maintenance de la station et la production de résultats scientifiques est beaucoup plus orienté vers le travail scientifique. Quels experiences specifiques vousviennent immédiatement à l’esprit? En général, je réalisais des expériences dans le domaine des sciences de la vie, biologie, physique et astrophysique. Nous avons aussi eu quelques projets éducationnels, ce qui était intéressant car je me rappelle très bien quand j’étais élève et que je suivais toutes les activités des vols spatiaux. Nous avont fait des experiences biologiques sur la croissance des plantes, pour nous aider à comprendre les processus qui se passent au niveau moléculaire. L’objectif n’était pas seulement de faire pousser des plantes en apesanteur, mais aussi d’augmenter le rendement agricole en analysant comment les plantes poussent, en améliorant ces processus, et en les rendant résistantes à des conditions spéciales. Nous avions aussi une expérience en physique appelée “ Crystal Plasma” qui a un énorme champ d’applications possibles. En ce moment, c’est toujours à un stade expérimental, avec les scientifiques essayant de comprendre comment la dynamique est affectée par l’apesanteur. Il pourrait y avoir des applications dans de nombreux domaines , comme la production de semi-conducteurs ou la construction de centrales énergétiques fondées sur la fusion, donc c’est un champ très intéressant. Pour moi en tant qu’ingénieur, c’est intéressant de voir que même à l’heure actuelle, il y a pleins de processus dans notre corps qui ne sont pas très bien compris. Nous avons fait des expériences sur notre système immunitaire: comment il ou certaines de ces fonctions agissent. Un autre domaine d’étude est le système cardiovasculaire ou vestibulaire. Ainsi j’ai travaillé sur une très grande variété d’activités.
A travers l’athmosphere de la Terre depuis l’ISS
Vous avez dit avoir fait des expériences éducationnelles. Pouvez vous les décrire? Nous avions une expérience appelée “ l’expérience de l’émulsion d’huile”. C’était un tube en plastique, contenant de l’eau et de l’huile; l’huile était teintée rouge et bien sûr l’eau était incolore. Vous pouvez observer comment se comportent ces deux liquides–qui ne se mélangent pas l’un dans l’autre – en apesanteur. Ici sur Terre, l’eau est au fond du tube et l’huile, qui a une densité plus faible, est au dessus. En apesanteur, l’huile forme des bulles dans l’eau. L’expérience consistait à secouer le tube pour essayer de produire une émulsion et ensuite d’observer comment l’huile se comportait en fonction du temps. Tout cela était filmé. A travers l’Allemagne, beaucoup d’élèves ont réalisé cette expérience plus ou moins en même temps. Ils ont suggéré des hypothèses sur comment l’eau et l’huile allait se comporter et puis il ont regardé la vidéo provenant de l’ISS. Ils ont ainsi pu tester leur hypothèse. Ensemble avec mon université, Universite Neubiberg, nous avons réalisé de petites expériences pour montrer la stabilité des mouvements rotationnels. Dans ce but, j’avais un petit cube d’aluminium avec moi. Il avait différents moments d’inertie, et j’ai fait tourner ce cube sur trois différents axes. Tout a été filmé. Vous pouvez clairement voir que, si vous faites tourner ce cube sur deux de ses axes, la rotation est stable, mais sur le troisième axe, la rotation est instable. Cette expérience était destinée à des étudiants en niveau 10 (agés de 15-16 ans) et au-dessus et pour des étudiants en première année d’université. Je pense que c’est intéressant pour les élèves et étudiants de voir ces applications pratiques de l’apesanteur, ce qui serait très dur à demontrer ici sur Terre. Comment vous êtes vous préparé pour votre séjour dans l’ISS? Comment vous êtes vous préparé pour l’apesanteur et les conditions étroites de vie ? L’entrainement prend beaucoup de temps. Pour moi, la préparation immédiate pour la mission a pris presque deux ans. En plus de cela, il y a la préparation initiale ou entrainement de base qui dure au moins une autre année ou une année et demie. Vous devez apprendre tous les différents systèmes qui vous maintiennent en vie et dont vous dependez une fois en orbite. Vous devez aussi prévoir tous les travaux scientifiques que vous allez réaliser dans l’espace. Vous ne faites pas beacuoup de préparation pour l’apesanteur. Il y a quelques occasions, commes les vols paraboliques, juste pour ressentir ce sentiment pour quelques secondes, mais ce n’est pas de la préparation dans un sens réel, c’est plus une familiarisation. Pour les sorties extra-vehiculaires, cependant, il y a beacuoup de préparation. Nous utilisons de grandes piscines dans ce but. La NASA a une énorme piscine à Houston, où l’on se prépare pour les sorties extra-véhiculaires. Normalement, pour une heure passée dans l’espace, vous devez passer six heures dans la piscine. Vous avez deux fils. Comment s’adaptent-ils avec leur père astronaute? Quels genres de questions vous posent-ils?
Qu’est ce qui vous a fait vouloir devenir astronaute? C’était un rêve que j’ai eu quand j’étais enfant. Je suivais toutes les activités de l’espace quand j’avais six , sept, huit ans. Quand j’ai eu 11 ans, j’ai regardé le premier atterrissage sur la lune. Déjà, je révais de devenir astronaute. A l’époque, rentrer dans la profession n’était pas très certain en Europe, mais j’ai eu de la chance. Quand il y a eu un processus de sélection – en 1986, je crois- j’avais juste le bon âge et tous les bons pré-requis. Je n’ai pas réfléchi deux fois si je devais pendre part. Et ça a marché. Vous êtes un ingénieur et vous êtes aussi un pilote. Voulez vous dire que ce sont les classifications classiques? Jusqu’à un certain point, oui. Beaucoup de cosmonautes Russes et d’astronautes des vols de la NASA ont un passé similaire. Mais ce n’est pas la seule combinaison. Dans toutes les agences, l’ESA, la NASA et aussi dans l’agence spatiale Russe, vous trouvez aussi des ingénieurs et scientifiques qui ne sont pas pilotes. Je pense, en parlant maintenant du Corps des Astronautes Européens (les astronautes de l’ESA qui sont couramment considérés actifs) que le mélange des différentes professions est cruciale. Nous avons un joli mélange: des scientifiques, docteurs, ingénieurs et même enseignants. Certains sont pilotes comme moi. Pouvez vous donner une recommandation générale aux enfants qui veulent devenir astronaute? S’ils veulent devenir astronautes, ils doivent considérer étudier la physique, l’ingénierie, la biologie ou quelque chose comme cela. Et ils doivent obtenir de l’expérience dans une profession: aucun astronaute n’est séléctionné directement à la sortie de l’université. Références Web w1 – European Space Agency website w2 – The website of NASA, the US National Aeronautics and Space Administration w3 – The website of the Russian Federal Space Agency Ressources Plus d’information sur la mission Astrolab de Thomas Reiter, incluant les rapports de toutes les expériences qu’il a realisées sont disponibles ici. L’ESA a aussi produit de nombreuses resources educatifs relatifs a propos de la station spatiale internationale (ISS):
Plus d’informations et de produits éducatifs sont disponibles sur: European Space Agency Education website et sur European Space Agency Human Spaceflight Education website Point de vue This article provides an interesting glimpse into the life of an astronaut. It gives information about some of the experiments and work carried out during a tour of the International Space Station, as well as describing how the astronaut felt during a mission. The article has a number of uses: as an information source for school projects, an interesting article for a comprehension exercise, or even as a source for careers advice.
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